| La démolition de Corto Maltèse lance la rénovation urbaine |
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Dans les quartiers des Cévennes et des Prés-Saint-Jean à Alès, réhabilitation, déconstruction et reconstitution de l’offre sont les maîtres mots de la rénovation urbaine en cours.
Aux Cévennes, les trois coups de la rénovation urbaine ont été
frappés en 2005, avec la réhabilitation complète de la tour
du 23, quai de Grabieux. La refonte du quartier se poursuit aujourd’hui
avec la déconstruction de l’immeuble Corto Maltèse, situé
rue de l’Aigoual. Elle se poursuivra par la construction de deux collectifs
derrière le stade Delaune, qui offriront 67 nouveaux logements dès
l’an prochain. De quoi compenser les démolitions programmées…
Un danger pour la sécurité des habitants Aux Cévennes donc, l’heure est à la démolition. À peine, le protocole de préfiguration était-il signé, le 7 juillet dernier, entre l’Agence Nationale de Rénovation Urbaine (ANRU), le Grand Alès et les Logis Cévenols que le feu vert était donné aux entreprises pour déconstruire les 60 chambres de l’immeuble Corto-Maltèse. Réalisée au début des années 1990, désaffectée depuis de nombreuses années, cette résidence destinée à accueillir des étudiants n’a jamais véritablement fonctionné. «Nous l’avons utilisée pour la dernière fois, au lendemain des inondations pour accueillir les familles sinistrées, explique Jean-Luc Garcia, directeur général des Logis Cévenols. Ces logements vides ne sont aujourd’hui d’aucune utilité. Ils représentaient un coût pour l’Office et un danger pour la sécurité des habitants. Nous avons donc décidé de les démolir, ce qui permettra d’aérer le quartier.» Désenclavement du quartier Attaquée au cœur de l’été, la déconstruction est aujourd’hui terminée. Les gravats ont été évacués et valorisés. Il faut maintenant traiter le pignon de l’immeuble restant. L’opération est en cours. L’espace ainsi libéré sera probablement transformé en jardin. On sait que le remodelage du quartier passera par la déconstruction d’autres immeubles, par la réalisation de nouvelles voies de désenclavement (notamment en direction de Tamaris et des Allemandes) et par la construction d’immeubles et pavillons à Delaune et rue de la Judie. |